samedi 16 décembre 2017

"Le Petit Canard" supplément de "Bonjour Dimanche" (2)

« Le Petit Canard » supplément jeunesse de « Bonjour Dimanche » (2)
Contenu de la première série

Rappelons que cette première série du magazine Le Petit Canard s’étend sur 130 numéros du 9 juin 1946 au 28 novembre 1948
Quand Jean Nohain crée Le Petit Canard, il a déjà une bonne expérience de la presse des jeunes puisqu’il avait fondé le journal Benjamin en 1929 et il en avait été le rédacteur en chef jusqu’au 31 août 1939.
Il a déjà collaboré avec Pinchon sous le pseudonyme de Jaboune pour la bande dessinée La Famille Amulette (sans parler des bandes Grassouillet et Frimousset déjà scénarisées avant la guerre pour d’autres journaux avec le même Pinchon).  D’ailleurs Frimousset revient pour une bande mêlant texte sous la vignette et dialogues dans l’image, intitulée Frimousset détective.    


C’est encore le dessinateur de Bécassine qui illustre la chronique Caneton historien évoquant avec naïveté et humour les étapes traditionnelles et stéréotypées de l’Histoire de France.
Comme dans Benjamin, Jean Nohain demande aux lecteurs de participer au journal Le Petit Canard, en donnant des sujets de dessins pour la bande muette Picotin votre âne de Joseph-Porphyre Pinchon et en envoyant charades, devinettes  histoires drôles... L’âne familier reviendra dans La Ferme de Picotin.
Jaboune répond à leurs lettres en les nommant et il sollicite des photos pour l’album de canetons. Il se fait parfois conteur alors que Francine Bergère écrit et dessine pour les tout petits.


C’est avec le dessinateur Poléon (Louis Lempereur) que Jaboune réalise Les Aventures du petit Gaulois, Totorix (accompagné de Papa Moustache et de Furax) qui préfigurerait Astérix pour certains. La planche 15 intitulée : Les Romains seront-ils les plus forts ? frappe rétrospectivement certains lecteurs). Les 30 planches parues seront réunies dans l’album Les Aventures de Totorix publié par les éditions Calmann-Lévy en 1952. Totorix revient en première page dans Totorix en vacances ou, à l’intérieur du journal, avec Les Interviews de Totorix. A la fin de la première série, Poléon dessine encore Les Aventures et les Inventions des Frères Georges d’après les idées de Jaboune et, à partir du 25 juillet 1948, Poléon dessine en couleurs les aventures moyenâgeuses et guerrières de Godefroy-le-Bouillant tandis que Georges Libault essaie d’intéresser les lecteurs à sa bande dessinée monochrome : Jim Mammouth  Cow-boy préhistorique.


Le journal de Jean Nohain, 100 % français, un  brin chauvin, voire nationaliste, est créé au moment où La France se relève difficilement d’une guerre longue et destructrice. Avec un optimisme constant et à toute épreuve, Jean Nohain incite les lecteurs et lectrices à faire preuve de cran et de courage. Défendant la laïcité et une stricte neutralité religieuse, il évoque pour eux les monuments et personnages de « Notre belle France » et « Les Beaux Anniversaires ».
On connaît la passion de cet homme pour tout ce qui est « bien de chez nous », passion qu’il dispensera aussi sur les ondes et à la télévision. Ce n’est qu’après 70 numéros que le magazine cesse de mettre met en scène une France métropolitaine blanche, avant que paraisse le récit Du « Jam » au Sahara qui emmène ces héros dans le Sahara. A la « Une » du n° 99, le cinéaste Albert Mahuzier raconte Dix jours avec mes amis les Touareg.


Jacques Faizant (futur dessinateur du Figaro, 1918-2006), au début de sa carrière, bénéficie souvent des pages centrales pour trois bandes dessinées en couleurs : Le Colonel Broum et Patapoum (et le sinistre Professeur Pioche), Pyk et Pato au centre de la Terre et Monsieur Mite, Mirabelle et Marmottin. Dans ces bandes hebdomadaires, un peu rapidement dessinées, le texte est parfois surabondant. Faizant n’hésite pas à faire intervenir des robots et de phénomènes fantastiques.
La science-fiction n’effraie pas le magazine qui publie La Terre ne répond plus (nous sommes en 2100), un récit de Janine Jacquemond illustré par Claude Henri (Juillard). En revanche, c’est une histoire de guerre que raconte un autre récit Un courrier partira ce soir, toujours illustré par Claude Henri (du n° 31 au n° 39).


Parmi les autres récits, on relève Les Aventures d’un chercheur d’or de Henri Iselin, auteur du texte et des dessins, Les Mémoires de Li-Fou, le plus jeune policier du monde, un texte de Mario de Cavelande, illustré par Mixi-Bérel. 


Poléon, à partir du n° 70, illustre le « grand récit inédit » d’André Sergent, intitulé Du « Jam » au Sahara, l’histoire des deux jeunes scouts François et Ahmed. Plus tard est publié le roman de Jean-Clair Guyot :  Le Châtelain de l’île déserte, qui promet des mystères et des aventures. A partir du n° 101, le romancier Saint-André, illustré en couleurs par Raoul Auger, raconte les exploits d’un neveu de Jean Bart dans  Les Aventures de Cornil Bart.
Si les bandes dessinées de Poléon et de Faizant appartiennent au genre comique, deux bandes de Claude Henri (Juillard) sont du genre dramatique.


A une époque encore très colonialiste, Claude Henri (Juillard) réalise deux bandes dessinées. Le Prince de Vijanagar (8 planches) oppose au Bengale un officier du 2e bureau à un prince hindou « rebelle et fanatique » tandis que Le Serpent jaune met en scène le même officier du 2e bureau menacé à Pékin par des Chinois qui s’opposent à la construction d’aérodromes français. Les deux bandes expriment malheureusement une hostilité et un racisme à l’égard des Asiatiques, tant dans le dessin que dans le texte.                 
L’illustrateur Claude Verrier (né en 1919) met en images La Famille Belle-Lurette dans des dessins naïfs et maladroits.
Quelques numéros spéciaux plus abondants paraissent comme Spécial Noël 1946 (N° 29, 20 pages) Numéro Spécial de Joyeuses Pâques (avec Alain Saint-Ogan, n° 44) et Numéro Spécial de Noël 1947 (n° 79, « 16 pages pour les amis du Colonel Broum »). Les exemplaires de Bonjour Dimanche (81 à 89) sont illustrés en couverture par Jean Bellus, Bernard Aldebert, Poléon, Mose, Beuville et Rogesam (l’auteur de la bande dessinée muette Farfelu).
La première série du Petit Canard, en dépit de rubriques variées, est donc d’inégale qualité. Le changement de format et parfois de titre ne pouvait pas assurer un succès constant à ce supplément comme le montre le déclin de la dernière partie de la série en noir et blanc et réduite à quatre pages.

Heureusement, tandis que se poursuit la bande dessinée d’espionnage de Francis Cassou : Destination inconnue, les derniers numéros 129 et 130 de novembre 1948 apportent de l’espoir en dévoilant certains aspects du nouveau Petit Canard promis pour le 2 décembre 1948. 

mercredi 13 décembre 2017

"Le Petit Canard", supplément jeunesse de "Bonjour Dimanche" (1946-1949) Première approche

« Le Petit Canard » supplément jeunesse de « Bonjour Dimanche »
Première approche

La presse juvénile franco-belge, en cette année 1946 et en dépit des pénuries de toutes sortes, est tout particulièrement riche. Outre Fripounet et Marisette, né en 1945, reparaissent les journaux catholiques Ames Vaillantes, Coeurs Vaillants (1946-1963) (Fleurus), Bayard (1946-1962), Bernadette (1946-1963) (Bonne Presse), Christiane (1946-1981).
Beaucoup d’entre eux ne dureront pas trois ans, tels L’Astucieux (1946-48), Bob et Bobette (1946-47), Cadet-Journal (1946), Coquelicot (1946), Dominique au large (1946-1947), France-Soir Jeudi (1946-1947), Frivolet (1946-1947),  Heroïc Albums (1946-1946), Jean-Bart (1946-1947), Jeudi magazine (1946-1947), Jeune Gars (1946-1948)  Le Journal de Bébé (1946- 1948), Kim (1946), Mon avenir (1946-1948), Mon Journal  (1946-1948), O. K. (1946-1949), Paris Jeunes (puis Aventures) (1946-1947), Pat (1946-1949), Pic et Nic et Cendrillon (1946-1948), Radar (1946), Récréation (1946-1947), Robin l'écureuil (1946), Tourbillon (1946-1947), Vaillante (1946-1948)… Seront plus solides des journaux déjà présents avant la guerre comme Fillette (1946-1964), La Semaine de Suzette (1946-1960) et Spirou (en Belgique en 1938, en France en 1946) mais aussi les nouveaux, Coq Hardi (1946-1955), Francs- Jeux (1946-1979), Tarzan (1946-1953), et Zorro (1946).


C’est dans ce contexte peu favorable, compte tenu du grand nombre de publications juvéniles en présence, que paraît Le Petit Canard. Dont la longévité excède de peu les 3 ans puisqu’il paraît de juin 1946 à août 1949.  
Né en 1946, ce supplément hebdomadaire « interdit aux grandes personnes » est donc destiné aux enfants, sans qu’il soit fait mention d’un âge particulier.
Il accompagne la publication hebdomadaire « Bonjour Dimanche » diffusé par plusieurs quotidiens régionaux, comme La Nouvelle république ou, dans les Vosges, le quotidien départemental La Liberté de l’Est.
Son rédacteur en chef qui signe Jaboune est bien connu puisqu’il s’agit de Jean Nohain (alias Jean-Marie Legrand, 1900-1981), conducteur de char et résistant, déjà créateur du journal Benjamin avant la guerre, animateur de radio et bientôt de télévision, auteur de chansons (pour Mireille), écrivain et éditeur… Il rédige d’ailleurs lui-même de nombreuses rubriques du journal.
Toutefois, à Noël 1946, on précise que le rédacteur en chef est Jean Tournebise.
Il s’entoure dès le départ d’auteurs et de dessinateurs, parfois connus comme Joseph-Porphyre Pinchon, l’auteur de Bécassine mais le plus souvent à l’aube de leur carrière, tels Jacques Faizant, Poléon (Louis Lempereur), Claude-Henri (Juillard), Martial (Durand) ou Daniel Laborne…  
 
         Première série

Le Petit Canard « interdit aux grandes personnes », publié sur 8 pages, change plusieurs fois de format entre sa naissance le 9 juin 1946 et sa disparition en août 1949.
On peut considérer deux séries, la première qui s’étend sur 130 numéros du 9 juin 1946 au 28 novembre 1948, la seconde pour 32 numéros parus entre le 2 décembre 1948  et juillet-août 1949.
(J'ignorerai la 3e série éphémère de la publication, publiée du 3 décembre 1950 au 28 mars 1951 mais sans Jean Nohain).  
Pardon pour la description un peu fastidieuse qui suit mais cet effort de clarification est d’autant plus nécessaire que ce supplément « jeunesse » est fort mal connu.

1) D’abord de format 24 cm sur 33, du numéro 1 au numéro 80, daté du 14 décembre 1947, Le Petit Canard « interdit aux grandes personnes » a pour rédacteur en chef Jaboune, alias Jean Nohain tout au long de son histoire.


2) Tout en maintenant sa hauteur, il adopte une largeur de 25 cm quand il prend pour titre Bonjour Dimanche avec son supplément le 21 décembre 1947 jusqu’au numéro 89, daté du 15 février 1948.



3) Redevenu en 1ère page Le Petit Canard le 22 février 1948 pour le n° 90, il conserve le même format (25 sur 33 cm) jusqu’au 21 mars 1948 (n° 94).


4)  Adoptant le titre Le Petit Canard pour la jeunesse et pour les plus jeunes avec le numéro 95, non daté (en fait, le 28 mars 1948), il passe à quatre pages de format géant : 33 cm sur 60. Ce format, malgré l’adoption de la polychromie, ne semble pas une réussite puisqu’il ne subsiste que jusqu’au n° 102 du 16 mai 1948.  


5) Le Petit Canard pour la jeunesse et pour les plus jeunes, en conservant la polychromie et en repassant à 8 pages, adopte le format 30 cm sur 43 le 23 mai 1948 (n° 103) jusqu’au 27 juin 1948 (n° 108).

6) L’hebdomadaire semble connaître une forte période de déclin.
En conservant le même format (30 cm sur 43) mais en passant à quatre pages seulement, il redevient Le Petit Canard interdit aux grandes personnes. Il perd en outre ses couleurs en page 1 et 4. Seules les pages intérieures 3 et 4 sont en couleurs. Ni la date, ni le numéro du supplément ne figurent à un endroit quelconque du journal.


Cette situation perdure jusqu’à la publication du n° 130 le 28 novembre 1948.
Nous verrons plus tard la seconde série, sans doute la plus riche et la plus divertissante.


mercredi 6 décembre 2017

1957 Films familiaux et pour la jeunesse

1957 Films familiaux et films pour la jeunesse

En fait, en 1957, le cinéma pour la jeunesse est quasiment inexistant. Ce que l’on pourrait éventuellement  ranger, ce sont quelques dessins animés comme Perry de Walt Disney, La Reine des neiges de Lev Atamanov ou les films mettant en scène un enfant comme Le Ballon rouge d’Albert Lamorisse (l’auteur désormais connu de Crin-Blanc) Sans famille, le film  d’André Michel, d’après Hector Malot ou Joselito L’enfant à la voix d’or. De Walt Disney, il faut citer aussi Le Fidèle vagabond, largement présenté à l’époque dans les journaux pour la jeunesse.


Le western américain propose encore les films classiques du genre, tels Le Dernier train de Gun Hill, 3h 10 pour Yuma, Règlements de comptes à OK Corral ou L’Homme de l’Arizona.
La violence des films de guerre paraît « normale » et on regarde en famille Le Renard des océans avec John Wayne. 
Le cinéma dit familial n’est pas le meilleur, loin de là, sauf si l’on intègre le film Quand passe les cigognes ou Douze hommes en colère.
Les grands succès de l’année : Le Pont de la rivière Kwaï dont tout le monde sifflote la musique, Sissi face à son destin, Géant de George Stevens entretenant la légende de James Dean, Les Misérables de Jean-Paul le Chanois, se dégustent en famille.


Dans le cinéma comique français s’illustre encore  Fernandel mais on remarque surtout cette année-là l’acteur Darry Cowl qui enchaîne les films après Le Triporteur  de Jack Pinoteau.  Il est d’ailleurs aussi présent, à côté de Noël-Noël, Dans A pied, à cheval et en voiture. Le film de Philippe Agostini (d’après Paul Guth), Le Naïf aux 40 enfants donne sa chance au couple comique Michel Serrault et Jean Poiret.  Les Aventures d’Arsène Lupin montre un Robert Lamoureux capable de multiplier ses dons d’acteur. De Funès s'illustre dans Ni vu, ni connu.
La Tour, prends garde de Georges Lampin permet à l’indispensable Jean Marais de manifester une fois de plus ses talents sportifs.
Grâce aux films Planète interdite et L’Homme qui rétrécit, la science-fiction et le fantastique proposent des œuvres de qualité à tous les publics.



En fait, les journaux pour la jeunesse de 1957, présentent surtout des films de 1956 qui ne sont pas encore tous arrivés au fond des provinces françaises. Par exemple, le très beau film japonais Le Cheval et l’enfant, Guerre et paix de King Vidor, Le Monde du silence de Cousteau (film dont personne ne remarque à l’époque l’évidente cruauté), Le Tour du monde en 80 jours *de Michael Anderson, Le Mystère Picasso de Clouzot, Moby Dick de John Huston, Un condamné à mort s’est échappé de Robert Bresson…          

vendredi 1 décembre 2017

1957 Albums de bande dessinée, héros et héroïnes de B.D.

1957 Albums de bande dessinée, héros et héroïnes de B.D.

Si les albums de bande dessinée parus en 1957 ne sont pas très nombreux, c’est en raison de la frilosité des éditeurs français. Heureusement que les éditeurs belges : Dupuis, Lombard & Dargaud et Casterman montrent la voie. En France, en dehors des éditeurs catholiques Bonne Presse et Fleurus, on ne publie guère que des albums brochés et populaires et surtout à la S.P.E.



Références des albums représentés :
-          Les Aventures de Marc Jaguar Le Lac de l’homme mort de Maurice Tillieux Dupuis
-          Bob et Bobette La Clé de bronze de Willy Vandersteen Lombard & Dargaud    
-          Chlorophylle Pas de salami pour Célimène de Raymond Macherot Lombard & Dargaud (+ Le Bosquet hanté)
-          Monsieur Vincent L’ami des pauvres de Raymond Reding Lombard & Dargaud
-          Johan et Pirlouit La Source des dieux de Peyo Dupuis
-          Jo, Zette et Jocko La vallée des cobras de Hergé Casterman 
-          Alix L’Île maudite de Jacques Martin Collection du Lombard
-          Les Av. de Buck Danny Menace au Nord de Charlier (Sc) et Hubinon (dessin) Dupuis
-          Dan Cooper Le Triangle bleu (1er épisode) d’Albert Weinberg Lombard & Dargaud


-          Blake et Mortimer L’Énigme de l’Atlantide d’Edgar P. Jacobs Coll. du Lombard  
-          Lucky Luke IX Des rails sur la prairie de Morris et Goscinny Dupuis
-          Cricri Souris d’appartement contre Matou de Calvo Sté Nlle des éd. Mireille
-          Les Nouvelles aventures de Chick Bill La Tête de pipe de Tibet Lombard & Dargaud  
-          Bill Jourdan Le Carnet noir de Jean Acquaviva (Sc.) et Loys Pétillot Bonne Presse
-          La Patrouille des Castors Le Mystère de Grosbois de Mitacq Dupuis Éd. française
-          Images de l’Histoire du monde Timour Le Captif de Carthage de Sirius Dupuis
-          Fripounet et Marisette La Troisième soucoupe de R. Bonnet Fleurus
-          Ivanhoé d’après Walter Scott de S. Laudigeois Hemma


-          Les Aventures de Spirou et Fantasio Le Repaire de la murène de Franquin Dupuis
-          Les Nouvelles aventures de Chick Bill Ko-Klox-Klan de Tibet Lombard & Dargaud
-          Tif et Tondu Le Retour de Choc de Maurice Rosy (sc.) et Will (dessin) Dupuis   
-          La Patrouille des Castors Le Disparu de Ker-Aven de Mitacq Dupuis Éd. française
-          Johan et Pirlouit Le Serment des Vikings de Peyo Dupuis
-          Les Aventures de Buck Danny « NC-22654 » ne répond plus de Charlier (Sc) et Hubinon (dessin) Dupuis
-          Zéphir Messathi Le Prince des Sables de Pierre Brochard Album « Fleurdor » Fleurus
-          La Jeunesse de Robin des Bois d’après A. Dumas Mondial aventures n° 21
-          Chantal au Katanga de Robert Rigot Editions Hemma


Parmi les albums brochés, on remarquera les personnages suivants : Aggie, Charlot (par Jean-Claude Forest), Davy Crockett (un personnage de l’année 1957, célébré par une chanson interprétée en particulier par Annie Cordy), L’Espiègle Lili, Bibi Fricotin (celui se Pierre Lacroix), Bouclette, Les Pieds Nickelés (ceux de Pellos), Mimile et Minouche, Moustache et Trottinette de Calvo...    

Note : Evidemment, cette liste n'a rien d'exhaustif. Aux lecteurs d'ajouter les titres de leur choix dans les commentaires.

Il eût été impardonnable d'oublier Jerry Spring de Jijé...

-          Les Aventures de Bob et Bobette Les Chevaliers de la rue Willy Vandersteen Éd. Érasme
-           Les Aventures de Bob et Bobette La Frégate fracassante Vandersteen Éd. Érasme
-           Tarzan et le lion Hachette (d’ap. E.R. Burroughs, dessins Foster) é. o. 1937
-          Ça, c’est du sport 7 histoires complètes Jean Graton Dupuis  
-          Jerry Spring N° 4 Le Trafic d’armes Jijé (Joseph Gillain) Dupuis
-          Jerry Spring N°5 La passe des Indiens Jijé (Joseph Gillain) Dupuis
-          Croc Blanc d’après Jack London dessin collectif Classiques illustrés Pub. Class. Int.
-          Une Aventure de Kim Devil Le Monde disparu Charlier (sc) G. Forton Dupuis
-          Perlin et Pinpin les Joyeux Nains chez les lutins M. Cuvillier Alb. Fleurette Fleurus

   
 

Nouveaux Héros et nouvelles héroïnes apparu(e)s en 1956 et 1957

1956
Alain Cardan, cosmonaute de Gérald FORTON dans Risque-Tout
Alex et Euréka (ou Tambour), de Guy HEMPAY et P. BROCHARD, dans Cœurs Vaillants, 1er alb. 1959.
Bobosse, le petit chien de Marcel REMACLE, dans Risque-Tout puis Spirou
Bill Jourdan, western de Loys PETILLOT et Jean ACQUAVIVA, dans « Bayard », 1er album en 1957.
Cha’pa et Group-Group, le jeune Indien et l’animal aux grandes oreilles de Ramon MONZON, dans Vaillant
Davy Crockett de LE RALLIC, dans L’Intrépide. Albums vaillant en 1963-64.
Gil Jourdan, détective, et son ami Libellule, de M. TILLIEUX, dans Spirou, 1956,  1er album en 1959.
Harald le Viking de Liliane & Fred FUNCKEN, dans Tintin, 1956, 1er album en 1958.
Hercule Malabar de Jean SYLVERE et Alexandre GERARD, dans Joyeuses lectures et en albums S.P.E.
Jacques Flash de Jean OLLIVIER et Pierre LEGUEN, dans « Vaillant », 1er album en 1960.
Jean Mermoz de V. HUBINON et J.-M . CHARLIER, en album Dupuis.
Jordi de François BEL, dans Cœurs vaillants de 1956 à 1961, Albums Fleurus en 1962.
Line de Nicolas GOUJON et Françoise BERTIER (et GREG et P. CUVELIER), pour le journal homonyme
Martine et Zozo de TIKY (dessin) et Henriette ROBITAILLIE, dans Bernadette, 1 album en 1957. 
Phil et Jordi, (Pompon rouge) de François BEL, dans Cœurs Vaillants, 1er album en 1961.
Richard et Charlie de Jean TABARY, dans « Vaillant », un album Glénat N. & B. en 1977.

1957       
Blason d’argent de Guy HEMPAY et F. HIDALGO, (Yves ROY), dans Cœurs Vaillants, 1er album en 1959.
Bob Flapi, athlète complet, (mais freluquet créé par André HARVEC, dans Pschitt Junior, en album SPE en 58.
César et Ernestine, de Maurice TILLIEUX, dans Spirou,  1957, 1er album « Gag de Poche » en 1966
Coco Bill de Benito JACOVITTI, parodie de western dans le Giorno dei Raggazi
Davy Crockett de Jean OLLIVIER, Edouardo COELHO puis KLINE dans « Vaillant », 1er album en 1960.
Gaston Lagaffe de André FRANQUIN, dans Spirou, en février 1957, 1er album petit format en 1960.
Jari, le joueur de tennis de Raymond REDING, dans Tintin, 1957, 1er album en 1960.
Jim et Heppy, héros de western, de Guy HEMPAY et Pierre CHERY, Cœurs vaillants en 57, Alb. 61-62
Michel Vaillant, le coureur automobile de Jean GRATON, dans Tintin, 1957, 1er album en 1959.
Moky et Poupy de Roger BUSSEMEY, dans les journaux Fleurus en 57, 1er album Fleurus en 1960.
Monsieur Vincent, l’ami des pauvres de REDING, en album du Lombard.
Priscille et Olivier de Jeannine LAY et Henriette ROBITAILLIE, dans Bernadette, 1er album en 1958.
Prudence Petitpas de Maurice MARECHAL, dans Tintin, 1957, albums Le Lombard dès 1962.
Signor Spaghetti, le bavard, et Prosciutto de R. GOSCINNY et D. ATTANASIO, dans Tintin, 1957, alb en 61.
Thierry le Chevalier de J.-M. CHARLIER et Carlos LAFFOND, dans Spirou en mai 57
Tony Sextant, S-F de J. RIBERA et J. ACQUAVIVA dans « Bayard », 1er album en 1958.
Zorro d’Alex TOTH (E-U) (après celui de Bob Dan, Gire et Oulié et J. Pape en France)



mercredi 29 novembre 2017

1957 Le journal de Tintin

1957 Le journal de Tintin


Le journal de Tintin, « le journal des jeunes de 7 à 77 ans », aligne depuis ses débuts, en 1946 en Belgique et en 1948 en France, des séries prestigieuses. Pourtant, son tirage frôle seulement les 200 000 exemplaires. C’et loin derrière Le Journal de Mickey (633 000), L’Intrépide (260 000) mais c’est proche de  Vaillant (211 000) et c’est presque le double de Spirou (108 000 exemplaires).    
Le rédacteur en chef est Nicolas Goujon (pour l’édition française),  André Fernez (pour l’édition belge).


Hergé poursuit la publication des « Aventures de Tintin », Coke en stock commencée en 1956 et qui occupe toute l’année la dernière page doit se poursuivre en 1958 pour que l’épisode soit complet. En co-production, les studios belges Belvision et la R.T.F. française produisent le feuilleton télévisé Le Sceptre d’Ottokar, commenté par Jean Nohain.   
Edgar P. Jacobs continue de publier textes et dessins de L’Énigme de l’Atlantide, épisode passionnant des aventures de Blake et Mortimer, une fois de plus en butte aux actions malfaisantes d’Olrik.
Alix l'intrépide de Jacques Martin se heurte aux manigances d’Arbacès dans La Tiare d’Oribal. Bob et Bobette (et M. Lambique) de Willy Vandersteen, dans Les Masques blancs affrontent des géants. Vandersteen propose aussi Les Aventures de son Altesse le prince Riri
Raymond Macherot, en cette année 1957, est très présent dans Tintin. En plus de sa superbe série animalière, Chlorophylle et Minimum, entrée dans Le Bosquet hanté, avant de connaître Les Croquillards, Raymond Macherot crée Le Père Lahoule, un étrange marin, et dessine Prudence Petitpas, une mamie détonante créée par Maurice Maréchal, secondé au scénario par René Goscinny.  


Franquin qui vient de créer Gaston Lagaffe en février dans Spirou continue dans  Tintin d’animer le duo hilarant de Modeste et Pompon en étant lui aussi secondé par René Goscinny et Greg. Tibet propose deux épisodes de son western comique « Les Aventures de Chick Bill le cow-boy » : Les Deux visages de Kid Ordinn et La Bonne mine de Dog Bull. Jean Graton, déjà présent dans de courtes BD sur l’automobile, commence en fin d’année une aventure de Michel Vaillant. Notons quelques pages de Monsieur Troc part en voyage, une BD de Bob de Moor sur un scénario de René Goscinny qui scénarise aussi le Signor Spaghetti dessiné par Dino Attanasio.
Une bande dessinée rarement citée s’intitule Le Roman de Charlemagne. Le texte est de Chad Varah et les dessins de Norman Williams. Des récits surtout écrits par Yves Duval sont illustrés par René Follet et Henri Ghion.
Il faudrait encore citer Les Aventures de Dan Cooper de Weinberg (Le Mur du silence, Opération Jupiter), Harald Le Viking de Fred et Liliane Funcken (La Lueur verte),  Pom et Teddy de François Craenhals qui réalise textes et dessins (Le Secret de Balibach), Jari et le champion, le joueur de tennis de Raymond Reding, Arnoul le croisé de Galand, les récits complets en B.D. 


Le journal de Tintin qui accorde une grande place aux sports publie des numéros spéciaux sur l’automobile (fort nombreux) et les pages de « Tintin-Actualités » et la rubrique Ça c’est du sport est animée par Jean Graton qui fait déjà entrer Michel Vaillant dans des histoires courtes (par exemple dans Clé de douze le 12 décembre 1957).
Notons encore, sur un scénario de René Goscinny, une courte histoire de l’Indien Wa-Pi-Ti du dessinateur Rol. (l’auteur de Chocorêve).
Pour tenter d’amadouer les censeurs, surtout ceux qui veulent porter atteinte à l’exportation des bandes créées hors de France (même s’il s’agit de pages francophones), le journal de Tintin publie quelques rubriques qui se veulent éducatives comme L’Histoire du monde de Schoonjans, illustrée par les Funcken, une page illustrée par René Leloup et rédigée par Louis Gernay est dédiée à Science et aventure. 1957 étant l’année géophysique, l’événement est traité dans trois numéros.