lundi 9 avril 2018

François Balsan : Chronologie commentée des romans et récits pour adolescents


François Balsan : Chronologie commentée des romans et récits accessibles aux adolescents 

Poursuites vers le Nil Blanc « Collection Voyages et Aventures » Éditions J. Susse, 1947.

Il s’agit de la première expédition réalisée en 1935 en compagnie de Bernard d’Oncieu de Chaffardon, qualifié de « co-équipier fraternel » par l’auteur. Le but était de joindre Addis-Abbeba au Nil Blanc.
   
Dans le secret du Baloutchistan « Marabout Junior », Éditions Gérard, 1954. Couverture de Pierre Joubert, dessins de Dino Attanasio. (1ère éd. Grasset, 1946).

Surtout en 1946, quand paraît pour la 1ère fois ce récit, l’exploration de toutes les terres inconnues est loin d’être achevée. C’est ce que veut prouver François Balsan en s’avançant dans « une terre encore sauvage, mystérieuse, secrète », « l’âpre et farouche Beloutchistan » dont il se fait l’un des meilleurs des guides.
 

Les Contrebandiers du Baloutchistan Éditions de l’Amitié-G.T. Rageot, 1957. Illustrations de Michel Gourlier. Réédition dans la « Bibliothèque de l’amitié », 1967. 

Aux confins de l’Iran et du Pakistan, le jeune Iskandar s’initie à la contrebande sous les ordres de son grand-père avant que ce dernier soit assassiné. Né pour une vie aventureuse, il aime les longues chevauchées clandestines à travers les montagnes arides et les déserts. Il ne s’agit pas seulement de tromper la vigilance des garde-frontières car les bandes ennemies sont bien plus dangereuses… 

Arabie du Sud, pays du vide (avec l’aide de Geneviève Rouch) « Terres et hommes », Nathan, 1957. 66 p. 20 cm sur 14. Photos en noir et blanc.

L’ouvrage documentaire s’attache aux régions et aux peuples de l’Arabie du Sud, située entre la Mer Rouge et le Golfe Persique. Avec précision et un grand souci d’exactitude ethnographique, cet excellent livre documentaire décrit les moeurs, les occupations, les ressources, les croyances et l’art des populations nomades ou devenues sédentaires. L’ensemble un peu sévère et qui a évidemment vieilli s’adresse à de très bons lecteurs.
  
Poursuite au Wallega Éditions du temps, « Aujourd’hui l’aventure », 142 p. 6 ill. hors-texte, 1962.

En 1935, au moment où les Italiens s’apprêtent à conquérir l’Ethiopie, le négus qui craint les agents secrets n’autorise aucun déplacement dans son pays.
Pourtant, François Balsan et un jeune compagnon d’Addis-Abeba, Bernard d’Oncieu, se rendent dans des paysages très variés et des régions difficiles d’accès : le pays Aroussi, le pays Wollo, le pays Jimma, avant de s’aventurer vers l’Ouest sur la route du Soudan. Rejoints par les autorités, ils sont ramenés sous escorte…  
Nouvelles aventures au Kalahari « Belle humeur », Desclée de Brouwer (DDBj), 1959. Ill. Jean-Jacques Vayssières. 155 p. (Réédition en 1963). Autre édition  chez Plon en 1959.

C’est la troisième expédition du voyageur en 1958 dans le « bush » de buissons épineux et d’une végétation armée de dards redoutables du Kalahari et surtout cette fois en pirogue à travers le mystérieux Bonga et les marais de l’Okavango : sept jours de lutte contre les barrages des papyrus et au milieu des hippopotames et des crocodiles. L’auteur qui est le premier Blanc à rencontrer des Bushmen Mabukakué approfondit sa connaissance de ces grands chasseurs.
La première expédition s’était faite à l’aide d’une auto de brousse dans la partie sud du grand désert. La deuxième est réalisée avec une petite caravane montée sur des ânes.

L’Étreinte du Kalahari (1ère édition en 1948) Réédition dans la collection « Marabout junior », Éditions Gérard & Cie, 1960. 152 p. Couverture de Pierre Joubert, ill. Louis Haché.

L’ouvrage, édité une 1ère fois en 1948 mais réédité en 1960 chez Gérard & Cie, évoque les deux premières expéditions de François Balsan au cœur du Kalahari, désert sans eau de l’Afrique australe. L’absence d’eau est parfois compensée par la récolte des melons d’eau (les « sammas »).
  
Yambo, enfant de la brousse « Bibliothèque de l’amitié » Éditions de l’Amitié-G.T. Rageot, 1964. Photographies de l’auteur. Illustrations de Romain Simon. 


L’explorateur ethnographe Henri d’Ayac (qui ressemble fort à l’auteur) s’est fait « largué » par un ami aviateur au coeur du Nord-Kalahari, dans le Sud-africain, le pays des Bushmen dont il veut étudier la vie. Il s’est lié d’amitié avec le jeune orphelin Yambo, âgé de 8 ans, qu’il a soigné et qui le suit partout.
Adopté par les Mabubakué, l’homme blanc va devoir régler un conflit avec les Maracuando du nord. Lui et l’enfant vont accompagner le clan dans ses pérégrinations en participant aux chasses, aux fêtes et réjouissances diverses. Yambo est un  garçon intelligent, courageux, voire intrépide et c’est un chasseur de petit gibier remarquable. Quand il se casse la jambe, Henri d’Ayak le conduit à l’hôpital de la ville de Livinsgstone pour soigner la fracture. L’homme en profite pour acheter une « arme à éléphants » et pour faire visiter la ville, deux mois plus tard, à l’enfant guéri qui souhaite regagner rapidement le bush. Après une chasse à l’éléphant, le Blanc décide de  rejoindre l’Europe. Emmènera-t-il son jeune ami Bushman ou le laissera-t-il au milieu des siens ?
Romain Simon, plus enclin à dessiner les animaux que les hommes, a réalisé de nombreux croquis d’animaux de la brousse.

Issa le Somali « Fantasia », Éditions Magnard, 1969. Illustrations de Edmond François. Hors-texte en couleurs. Jaquette mobile illustrée.


Né sur les plateaux de la Corne d’Afrique où les Somali Medjerten font paître leurs troupeaux, l’orphelin Issa après avoir  été berger devient marin. Cet enfant de onze ans au courage exceptionnel, à la maturité étonnante, embarqué sur un bateau de pêche conseille à son propriétaire arabe de résister à un énorme poisson-scie qui tire la pirogue. L’avenir lui donne raison.
Pour remercier l’enfant, le pêcheur lui permet de rencontrer le représentant d’un armateur, un prince arabe à qui Issa conseille de revenir en automne quand sa tribu des montagnes pourra lui vendre des aromates et même lui proposer une seconde épouse. Pour rejoindre son clan Djébérendjo, à Gourrour, Issa doit faire la piste avec Ali du clan rival des Aladjo armé d’un fusil. Une nuit, grâce au fusil, Issa blesse mortellement un léopard. Menacé par Ali, Issa doit fuir pour rejoindre les siens et les avertir des mauvaises intentions d’Ali qui compte tirer avantage de son fusil et de son clan belliqueux. Issa et quelques enfants de son âge parviennent, grâce à l’appât d’une vieille chèvre et à une murette circulaire couverte d’une claie à tuer un second léopard.
Quand la caravane des Djébérendjo quitte Gourrour, emmenant la belle Mourreh promise au prince, le chef Hadji Osman porte un fusil à l’épaule. Quand la caravane, surprise par un violent orage, tombe dans l’embuscade des Aladjo, Hadji Osman menacé tue Ali qui est emporté par les eaux d’une rivière en furie.
Les anciens adversaires font la paix pour retrouver bêtes et bagages. Le chef arabe achète toutes les gommes, résines et aromates mais la belle Mourreh préfère épouser le jeune et beau Bachir Ahmed plutôt qu’un prince ridé et grisonnant.
Issa rejoint ses amis les pêcheurs pour devenir un vrai marin.
Les superbes illustrations d’Edmond François, en particulier les hors-texte, sont à la hauteur du récit extrêmement bien documenté.             

Aventure au Yémen « Bibliothèque de l’amitié » Éditions de l’Amitié-G.T. Rageot, 1970. Photographies de l’auteur. Illustrations de Françoise Boudignon.
François Balsan a au le privilège de rester quelques mois en 1957 dans ce pays difficile d’accès. En 1961, il évoquait ce séjour dans Inquiétant Yémen (La Palatine).
 Cette fois, l’action se déroule à travers les montagnes du Yémen avec Moussa Ali, un ancien agent secret.

Embuscades en Éthiopie « Bibliothèque de l’amitié » Éditions de l’Amitié-G.T. Rageot, 1971. Photographies de l’auteur. Illustrations de Françoise Boudignon.

Le jeune éthiopien Mohammad, adolescent de seize ans, à la mort de son grand-père, entreprend un long voyage avec sa jument Koto vers la ville de Harrar pour rejoindre le reste de sa famille. Sur la route peu sûre de l’or et de l’ivoire, lui et sa jument sont capturés par de farouches brigands : les « chifta », des Galla de sac et de corde. Une nuit, Mohammad réussit à couper ses liens, à rejoindre sa jument et à s’enfuir. Il met hors d’état de nuire deux poursuivants et rencontre des hommes askaris qu’il réussit à convaincre de rebrousser chemin vers Magallo pour leur éviter de tomber dans une embuscade. Avant de repartir pour Harrar, Mohammad se voit contraint de combattre et de tuer les « chifta » venus à Magallo. Grâce à un vieillard qu’il soigne et à qui il donne une monture, Le jeune Harrari est admis dans l’intimité d’un groupe somali. Alors qu’íl chasse un rhinocéros, il est capturé par des Somali hostiles. Pendant sa captivité, Mohammad fait la connaissance de la belle et douce Aïcha, native d’un faubourg de Harar. Profitant de la capture d’un rhinocéros attiré vers une fosse, les deux amis réussissent à échapper aux pirates du désert.
(P.S. : Nul n’ignore aujourd’hui que le poète Arthur Rimbaud a vécu à Harar en 1888-1890).


La Fiancée rouge « Bibliothèque de l’amitié » Éditions de l’Amitié-G.T. Rageot, 1972. Photographies de l’auteur. Illustrations de Françoise Boudignon.

Afin de rejoindre Mahmad, Allaya quitte sa famille et son pays. Pour traverser le désert du Régistan, elle doit lutter à la fois contre la soif, le soleil et les brigands. Pourra-t-elle conserver sa très voyante tunique rouge en essayant de vaincre tous ces obstacles ?

Récits et documentaires destinés au adultes dans l'ordre chronologique des couvertures



De 1944 à 1959


De 1960 à 1972


mercredi 4 avril 2018

François BALSAN dans le journal "PILOTE" en 1961

François Balsan dans l'hebdomadaire "Pilote" n° 66 en janvier 1961 

Déjà 25 années d'exploration

C'est George Fronval, auteur populaire, surtout connu dans le monde du western,
qui est l'auteur du texte et de l'interview fort intéressante.






Note : Pour des raisons de format et de lisibilité (!?), la mise en page originale a été modifiée et certaines photos sont absentes.  

mardi 3 avril 2018

François Balsan (1902-1972), grand voyageur et écrivain


François Balsan (1902-1972), grand voyageur et écrivain

Fils du l’industriel Robert Balsan et de Thérèse Chabaud-La Tour, François Balsan, né à Châteauroux en 1902, mort à Paris en 1972, après une solide formation intellectuelle qui lui ouvrira les portes de l’Ecole Centrale des arts et manufactures en 1920, va multiplier ses activités professionnelles et intellectuelles tout au long de son existence. Homme d’affaires avisé, issu d’une industrie lainière, c’est aussi un homme de contact au carnet d’adresses bien fourni. Les personnes qui disposaient d’un téléviseur dans les années 50-60 ont pu le voir dans les émissions « Lectures pour tous » en 1957 et surtout « Le Magazine des explorateurs » animé par Pierre Sabbagh en 1955 (pour l’Arabie), en 1957 (pour le Balouchistan), en 1959 (Le Kalahari), et 1963 (L'Angola), en 1966 (Le Nord-Somalie) et en 1967 (L'or du Monomotapa). Il a en outre publié des reportages dans de nombreuses revues.      


Aventurier, explorateur et président de la Société des explorateurs, administrateur de plusieurs sociétés de construction, vice-président des Sociétés de géographie et d’ethnographie, François Balsan a su préparer sur tous les plans toutes ses expéditions. Véritable "coureur de pistes", il allie le goût des voyages et de l’aventure à une profonde connaissance intellectuelle et à une constitution physique et sportive constamment entretenue, ce qui lui permettra de mener à bien une vie réfléchie et résolue d’explorateur doté de vastes connaissances linguistiques et d’une curiosité infinie.

Dès 1935, il parcourt le Wallega éthiopien, puis le Baloutchistan. En 1939, il part en Arménie et au Kurdistan. Depuis la Finlande il a fait des missions en Estonie et en Suède avant de s’illustrer militairement en 1940, en Scandinavie.
En 1948 et en 1951, il explore le Kalahari et y découvre des gravures rupestres.
C’est aussi en 1951 qu’il participe à l’expédition Panhard-Capricorne. De 1953 à 1957, les pays parcourus se nomment Arabie du Sud, Beihan, Baloutchistan occidental (1955) et Yémen pour un séjour de plusieurs mois au pays de l’Imam Ahmed (1957).    
Après un retour au Kalahari en 1958, désert diffici1ement pénétrable, pays des Pygmées et des Bushmen, il descend les marais de l’Okanvango inexplorés, epuplés d’hippopotames et de crocodiles et il rejoint le nord du Mozambique (1959). A travers le Barotséland et L’Angola méridional, il recherche une ancienne route de l’or. Puis ce sera la traversée de la Corne de l’Afrique saharienne (1962), le Hinterland du Cap Gardafui (1964), le royaume du Monomotapa en Rhodésie et en Mozambique (1966). Il faudrait encore citer, le Sud éthiopien, le désert du Régistan, dans l’Afghanistan méridional, l’Hindou Kouch et le Badakhchan (Afghanistan septentrional), des pays souvent inaccessibles aujourd’hui pour un occidental.


Soucieux de faire partager ses découvertes au cours de ses expéditions (on ne dénombre 17, le plus souvent effectuées à pied), dans des pays peu ou mal connus, voire jusqu’alors inexplorés, François Balsan a écrit une trentaine d’ouvrages essentiellement pour les adultes car leur lecture est rendue difficile par l’emploi de termes propres aux civilisations rencontrées. Néanmoins une douzaine de titres, souvent publiés dans les collections pour la jeunesse,  semblent accessibles aux adolescents bons lecteurs.





Romans et récits accessibles aux adolescents bons lecteurs :

Poursuites vers le Nil Blanc « Collection Voyages et Aventures » Éditions J. Susse, 1947.

Dans le secret du Baloutchistan « Marabout Junior », Éditions Gérard, 1954. Couverture de Pierre Joubert, dessins de Dino Attanasio. (1ère éd. Grasset, 1946).

Les Contrebandiers du Baloutchistan Éditions de l’Amitié-G.T. Rageot, 1957. Illustrations de Michel Gourlier. Réédition dans la « Bibliothèque de l’amitié », 1967. 

Arabie du Sud, pays du vide (avec l’aide de Geneviève Rouch) « Terres et hommes », Nathan, 1957. 66 p. 20 cm sur 14. Photos en noir et blanc.

Poursuite au Wallega Éditions du temps, « Aujourd’hui l’aventure », 142 p. 6 ill. hors-texte, 1962.

Nouvelles aventures au Kalahari « Belle humeur », Desclée de Bouwer (DDBj), 1959. Ill. Jean-Jacques Vayssières. 155 p. (Réédition en 1963). Autre édition  chez Plon en 1959.

L’Étreinte du Kalahari (1ère édition en 1948) Réédition dans la collection « Marabout junior », Éditions Gérard & Cie, 1960. Couverture de Pierre Joubert, ill. Louis Haché.

Yambo, enfant de la brousse « Bibliothèque de l’amitié » Éditions de l’Amitié-G.T. Rageot, 1964. Photographies de l’auteur. Illustrations de Romain Simon. 

Issa le Somali « Fantasia », Éditions Magnard, 1969. Illustrations de Edmond François. Hors-texte en couleurs. Jaquette mobile illustrée.

Aventure au Yémen « Bibliothèque de l’amitié » Éditions de l’Amitié-G.T. Rageot, 1970. Photographies de l’auteur. Illustrations de Françoise Boudignon.

Embuscades en Éthiopie « Bibliothèque de l’amitié » Éditions de l’Amitié-G.T. Rageot, 1971. Photographies de l’auteur. Illustrations de Françoise Boudignon.

La Fiancée rouge « Bibliothèque de l’amitié » Éditions de l’Amitié-G.T. Rageot, 1972. Photographies de l’auteur. Illustrations de Françoise Boudignon.

        


jeudi 22 mars 2018

Jany Saint-Marcoux (1920-2002) : Bibliographie


Jany Saint-Marcoux, romancière appréciée des jeunes filles : Bibliographie  


1952 : La Duchesse en pantoufles Ill. Guy Sabran G. P., Bibliothèque Rouge et Or. Rééd. 1958
1952 : Le Secret de Pierres-Noires : Domino, Ill. Pierre Rousseau G. P., Bibliothèque Rouge et Or. Prix Montyon de l’Académie française 1953.
1953 : Les Sept Filles du roi Xavier : Murièle, Ill. Marcel Bloch G. P., Bibliothèque Rouge et Or
1954 : L’Oubliée de Venise : Carina Ill. Guy Sabran  G. P., Bibliothèque Rouge et Or. Autre édition G.P. : coll. Super 1000
1954 : Princesse Cactus : Janylène, Ill. Félix Lacroix G. P., Bibliothèque Rouge et Or. (Prix du Salon de l'Enfance, 1954)
1955 : Le Voleur de lumière : Mirentchou, Ill. Guy Valdès G. P., Bibliothèque Rouge et Or. Nouvelle édition : Hachette Coll. Idéal Bibliothèque, Ill. François Batet, 1970.
1955 : Fanchette : le Jardin de l'Espérance, Ill. Guy Valdès G. P., Bibliothèque Rouge et Or.
1956 : Aélys et la Cabre d'Or, G.P., Ill. Gaston de Sainte-Croix Bibliothèque Rouge et Or. (Prix Montyon)
1956 : Les Chaussons verts : (Michèle des îles), Ill. Gaston de Sainte-Croix G. P., Bibliothèque Rouge et Or. Rééd. 1966, G.P.


1957 : Le Château d'algues, Ill. Paul Durand G. P., Bibliothèque Rouge et Or. Autre édition G.P. : coll. Super 1000. Nouvelle édition : Hachette, Hachette Coll. Idéal Bibliothèque, Ill. Michel Jouin, 1969.
1958 : Le Diable doux, Ill. Gilles Valdès G. P., coll. Rouge et Or Souveraine.
1959 : La Guitare andalouse, Ill. Jean Sidobre G. P., coll. Rouge et Or Souveraine. Nouvelle édition : Hachette, 1968. Coll. Idéal Bibliothèque et Bibliothèque Verte
1959 : La Caravelle, Ill. Daniel Dupuy G.P., coll. Rouge et Or Souveraine.
1961 : Cet été-là..., Ill. Daniel Dupuy G. P., coll. Rouge et Or Souveraine.
1961 : Espoir en 33 tours, Ill. Daniel Dupuy G. P., coll. Rouge et Or Souveraine. Deux 1ère de couv différentes. 1 : Joël et sa trompette 2 : La chanteuse Sylvie
1961 : Un si joli petit théâtre, Ill. Michel Gourlier G. P., coll.Rouge et Or Souveraine. Rééd. G.P. 1970.
1962 : Aniella, Ill. Gilles Valdès G. P., coll. Rouge et Or Souveraine.
1963 : Le Jardin sous la mer, Ill. Daniel Dupuy Société nouvelle des éditions G. P., coll. Rouge et Or Souveraine.


1964 : Criss ou J'étais une idole, Ill. Daniel Dupuy Société nouvelle des éditions G. P., coll. Rouge et Or Souveraine. Diplôme Loisirs jeunes, 1965.
1965 : Mon village au bord du ciel, Ill. Gilles Valdès Société nouvelle des éditions G. P., coll. Rouge et Or Souveraine.
1966 : La Princesse endormie : ce Mexique dont je rêvais, Ill. Michel Gourlier Société nouvelle des éditions G. P., coll. Rouge et Or Souveraine.
1967 : Ma tendre panthère, Ill. Maurice Paulin coll. Souveraine Presses de la Cité Département G.P. .
1968 : Mon Château des Baléares, Ill. Michel Gourlier G. P., coll. Rouge et Or Souveraine.
1969 : Pour qu'un cœur batte encore, Ill. Gil Pascal G. P., coll. Olympic.
1970 : Corinne qui voulait danser, Ill. Jean Reschofsky G. P., coll. Rouge et Or Souveraine.
1971 : Corinne et son prince, Ill. Jean Reschofsky G. P., coll. Rouge et Or Souveraine.
1973 : Le Temps d'une chanson, Ill. François Carage Hachette coll. Idéal Bibliothèque
(Nouvelle édition de Criss ou J'étais une idole)






mercredi 21 mars 2018

Saint-Marcoux (1920-2002), romancière appréciée des jeunes filles des années 50-60


Jany Saint-Marcoux (1920-2002), romancière appréciée des jeunes filles

Jany Saint-Marcoux (1920-2002) est une romancière dont les principales œuvres destinées aux jeunes filles sont parues aux Editions G.P. de Paris entre 1952 et 1973.
Après avoir été journaliste dans un grand quotidien de province, Jany Saint-Marcoux publie dans la « Bibliothèque Rouge et Or » un premier roman, La Duchesse en pantoufles dont l’action se situe dans la baie du Mont Saint-Michel où l’auteur a vécu sa petite enfance.
Encouragée par un premier succès, elle va pendant une vingtaine d’années gratifier les « Bibliothèque Rouge et Or » puis « Souveraine » (à partir de 1957) de 26 récits qui font d’elle la locomotive et le solide pilier des Editions G.P.  Le récit Pour qu’un cœur batte encore qui traite en 1969 du grave problème des dons d’organe et de la transplantation cardiaque est publié dans la collection « Olympic », toujours chez G.P.
Elle épouse en 1958, le romancier Jean Sabran qui, sous le pseudonyme de Paul Berna,  est depuis longtemps un autre pilier des mêmes éditions. Toutefois, tandis que Paul Berna introduit les milieux populaires et ouvriers dans ses récits, Saint-Marcoux choisit plutôt ses héroïnes dans les classes moyennes, voire bourgeoises ou d’origine aristocratique. Elle évoque tout de même des activités agricoles ou d’élevage et l’exploitation des algues.


Les lieux de l’action sont variés et permettent parfois de valoriser plus ou moins un site ou une région : La baie du Mont Saint-Michel (La Duchesse en pantoufles), L’Alsace et les environs du Haut-Koenigsbourg (Les Sept filles du roi Xavier), le Périgord, la Dordogne et la ville de Brantôme (Domino Le Secret de Pierres-Noires), le pays basque (Le Voleur de lumière), la Provence (Aélys et la cabre d’or), Toulouse (La Caravelle).
Toutefois, Paris et ses environs sont des lieux privilégiés : Montmartre (Fanchette), l’île Saint-Louis (Les Chaussons verts), la Place des Vosges (Le Diable doux),  Paris et l’île de la Grande-Jatte (Espoir en 33 tours), le quartier parisien du Marais (Criss ou j’étais une idole), Paris et la Provence (Un si joli petit théâtre), Paris, sa banlieue et ses grands ensembles (Mon village au bord du ciel). Paris est encore choisi pour les deux épisodes de Corinne.
Les îles offrent aussi un cadre  de choix. Outre les îles parisiennes de Saint-Louis et de la Grande-Jatte, on découvre en Bretagne, l’île de Sein (Le Château d’algues), l’île de Ré (Cet été-là…) et au bord de la Méditerranée, l’île de Porquerolles (Le Jardin sous la mer) sans oublier les îles Baléares (Le Château des Baléares).
On sort de l’Hexagone pour la Tunisie (Princesse Cactus), Venise et l’Italie (L’Oubliée de Venise), l’Espagne et L’Alhambra de Grenade (La Guitare andalouse), L’Espagne et l’Italie, Séville, Rome et Milan (Aniella), (Le Mexique et la civilisation maya du Yucatan (La Princesse endormie).
Le pittoresque de certains lieux  ne doit pas cacher le fait que Saint-Marcoux ancre ses récits dans un cadre réaliste et qu’elle aborde des sujets d’actualité parfois graves : rééducation des grands handicapés (Le Voleur de lumière), création des villages d’enfants (L’Oubliée de Venise), l’alcoolisme du père et la possible guérison (Aniella), l’emprisonnement du père (Cet été-là), la vie dans les grands ensembles (Mon village au bord du ciel). Cette entrée dans la modernité se confirme avec le récit très documenté sur la construction de La Caravelle par Sud-Aviation. La recherche sous-marine sous-tend l’intérêt du roman Un jardin sous la mer.


En 1972, Jany Saint-Marcoux passe de l’écriture de romans à la direction de collections, d’abord chez Hachette (ce qui facilite la nouvelle édition de trois de ses récits dans la collection « Idéal Bibliothèque », rivale de la « Bibliothèque Rouge &t Or », puis chez Tallandier en 1976.
On oublié aujourd’hui l’immense succès de ces romans solidement construits, à la fois dramatiques, sentimentaux et communiquant un amour de la vie. Ils sont écrits lors de la meilleure période de ce que Jean Fourastié a appelé « Les Trente Glorieuses », une période où l’on salue d’autant mieux les progrès économiques, techniques et scientifiques que les guerres (en Indochine ou en Algérie) sont occultées ou  franchement ignorées par l’ensemble de la population.
Certes, Saint-Marcoux utilise ses talents de journaliste soucieuse d’une documentation irréprochable au service de sa création, mais la France et la société qu’elle décrit est globalement conservatrice surtout dans la représentation de l’épouse et de la mère de famille (quand elle est encore en vie…).

C’est dans les récits présentant les vocations artistiques que les jeunes filles semblent disposer de plus de liberté et d’invention créatrice, même si Saint-Marcoux assurait qu’elle voulait démythifier les milieux séduisants et prestigieux de la danse, du chant et du spectacle. On ne sait si, à l’égard de ce monde, elle cède à la fascination ou à une certaine réserve prudente.
Espoir en 33 tours raconte à la fois l’ascension artistique de Sylvie Duriel, élève du conservatoire, pianiste virtuose des « Préludes » de Liszt, ce qui lui vaudra l’enregistrement d’un microsillon 33 tours et celle de son ami, l’adolescent Joël, un as de la trompette de jazz. ((D’où la parution deux jaquettes pour ce roman, l’une avec Sylvie, l’autre avec Joël).     
      

Mais peut-être en raison d’une sorte de puritanisme chrétien et d’une époque encore pudibonde et timorée (nous sommes en 1960), l’élan des cœurs ne se concrétise pas dans l’élan des corps et c’est sans doute ce qui surprendrait le plus les lectrices d’aujourd’hui. Le plus petit contact physique semble exclu.
Dès 1993, Nic Diament ajoute une autre raison au vieillissement de ces récits : « Leur ancrage dans la réalité des années soixante, qui a été une raison de leur succès, les date inexorablement, et leur sentimentalité appuyée en plaît plus aux lecteurs actuels. » écrit-elle dans son « Dictionnaire des écrivains français pour la jeunesse, 1914-1991 »       
Criss ou j’étais une idole (réédité en 1973, chez Hachette sous le titre Le Temps d’une chanson) décrit admirablement et techniquement la « fabrication accélérée dune idole des jeunes. Heureusement, la chanteuse Christelle, au-delà du tourbillon de « triomphes mouvementés » saura raison garder et comprendre qu’une carrière se construit lentement et difficilement.
Corinne qui voulait aller danser s’engage effectivement dans une carrière de danseuse et Corinne et son prince doivent apprendre que le bonheur ne se confond pas avec la gloire. Marie-Bé réussit des débuts convaincants dans Un si joli petit théâtre et déjà dans Les Chaussons verts, Michèle commence une ascension de future étoile de la danse, de ballerine… mais elle renonce à sa carrière. Dans Le Diable doux, c’est à un studio de cinéma qu’accède la pétulante Tichou qui tourne un film « sous la direction du célèbre metteur en scène Bartruc ».
Les romans de Saint-Marcoux ont été traduits en de nombreuses langues.   
  

        

samedi 3 mars 2018

La romancière L.N. Lavolle (Hélène Chaulet, 1914-1994) et ses nombreux ouvrages


La romancière L.N. Lavolle (Hélène Chaulet, 1914-1994), alias Claude Bailly, alias Denise Glize

Petite fille de Paschal Grousset, alias André Laurie, collaborateur de Jules Verne, la romancière Hélène Chaulet , fille de médecin, cadette de sept enfants, a grandi en Inde  avant de rentrer en France (à Paris et dans les Landes) où elle épouse un ingénieur français. Grande voyageuse, polyglotte, passionnée d’histoire, d’archéologie et d’ethnologie, celle qui utilisera surtout le pseudonyme de L.N. Lavolle introduira dans ses nombreux romans sa connaissance du monde, en particulier de l’Asie et de l’Orient, et son esprit de tolérance. Le cadre historique et géographique de ses romans s’inspirera directement de ce qu’elle a vu et vécu dans des pays aussi divers que l’Italie, l’Espagne, la Turquie, la Grèce, l’Egypte, l’Afghanistan, l’Iran, l’Irak, le Soudan ou la Chine,   

D’abord, des éditeurs catholiques

Elle publie d’abord ses récits chez des éditeurs catholiques (ce qui lui vaudra peut-être l’ignorance voulue ou la sous-estimation de son œuvre par les critiques strictement laïques, bien que leur contenu seulement humaniste et antiraciste n’ait rien à voir avec un quelconque prosélytisme).


Chez Desclée de Brouwer, dans la collection « Belle humeur », L.N. Lavolle publie 4 de ses récits. D’abord Le Conquérant de Golconde (1957) dont l’action se situe en Inde. Puis Habib Oullah et les quarante voleurs (1958), Le Monde de l’or noir (1960) évoquant l’Iran, avant  L’Ombre du pharaon paru en 1963, un voyage dans l’Egypte ancienne, au temps d’Aménophis IV qui deviendra Akhénaton.

Chez l’éditeur Fleurus, L.N. Lavolle est présente dans trois collections.
La collection « Jean-François » (Fleurus/Gautier-Languereau), plutôt destinée au garçons édite quatre de ses romans.  En 1956, L’Emeraude du Grand Mogol, première évocation de l’Inde ancienne, un récit republié en feuilleton en 1961 dans l’hebdomadaire Lisette,  illustré par Marcello. Un tailleur de pierres précieuses pour un prince hindou cherche à sauver d’un grave danger les parents du prince et les emmène dans la jungle…  On prépublie L’Onagre [à la robe] d'argent dans Âmes Vaillantes, début 1957, un récit publié en volume en 1958, contant les aventures en Iran d’une petite bergère et d’un fauconnier.
Nuno de Nazaré (au Portugal) paraît en 1959 et Aventures sur le Nil en 1962. Nuno, le fils de pêcheur répare une barque et s’embarque avec ses amis pour la pêche mais gare au raz de marée ! Dans l’hebdomadaire catholique Bernadette édité par la Bonne Presse, L.N. Lavolle  publie à la même époque L’Enfant du fleuve, inspiré par le fleuve Nil et illustré par Pierdec (alias Pierre Decomble).  

Dans la collection « Monique » destinée aux filles, L.-N. Lavolle, propose plusieurs récits parfois prépubliés dans les journaux du groupe Fleurus. Les Sorcières de la mer (1959), illustré par Alain d’Orange, est centré sur le sort de la petite Cinghalaise Nola, capable de plonger dans un lagon à la recherche des perles, de capturer et d’apprivoiser des dulongs, dans un milieu marin souvent dangereux. Un an plus tard, la romancière publie L’Indien aux yeux clairs, illustré par Jean Le Moing. La petite française Nelly, fille du consul de France à Bombay, découvre la misère de l'Inde, la situation tragique des "hors-castes", la rivalité religieuse des Hindous et des musulmans. 
L’éphémère collection « Caravelles »  (1957-1958) présente l’exotique Mango..



Chez Gautier-Languereau, paraissent plusieurs romans dans la « Bibliothèque bleue » ou Nouvelle Bibliothèque de Suzette » qui réédite Nuno de Nazaré. dans la "Bibliothèque bleue" en 1964. Après avoir publié Le Magicien d’Istanbul (1961) L.N. Lavolle, toujours attachée à la véracité du cadre historique ou géographique de ses récits, crée le personnage récurrent de Nathie, dont les aventures internationales débutent avec Nathie en Chine en 1962, Deux enfants chinois ont perdu leurs parents lors d’une migration à Hong Kong. Après bien des péripéties, ils sont accueillis dans la famille du consul de France grâce à la générosité de Nathie. Lors d’un voyage à Formose, ils retrouvent leurs parents.
Nathie réapparaît  en Crète, pays du roi Minos et de sa capitale Cnossos, avec Nathie et le Minotaure (1963), avant Nathie en Iran (1965). Les trois volumes sont illustrés par Georges Pichard, tout comme Le Magicien d'Istanbul publié en 1961.
Toujours chez Gautier-Languereau, la série « 3 romans » publie encore, en 1974, Nuno de Nazaré, Le Génie des forêts (1976) et Les Nouveaux esclaves (1978).

Dans la « Bibliothèque de l’Amitié »


Avant même la naissance de la collection « Bibliothèque de l’Amitié », les éditions de l‘Amitié-G.T Rageot publient, dans la collection "Heures joyeuses", Nothi, fils de l’Inde (1958) en quête de son ami, le grand éléphant Chaudru qu’il ne retrouvera qu’en se faisant coolie et après avoir traversé le Bengale avec des baladins.
Auteur-clé de la collection, la grande voyageuse polyglotte L. N. Lavolle accorde généreusement une quinzaine de titres à la collection, entre 1959, quand elle publie L'Etang perdu (quand deux enfants de l’immense forêt landaise défendent la faune et la flore de leur pays, 105 000 exemplaires auront  été vendus en 1981) et 1974, pour Énigme à Madère, quand Norman se mêle à la vie des jeunes pêcheurs portugais. L’auteur remporte le Grand Prix du Salon de l’enfance en 1960 pour Les Clés du désert, un beau roman qui ressuscite la civilisation sumérienne de Mésopotamie à travers l’histoire fabuleuse de Nina, la petite chanteuse. (L’ouvrage reparaîtra dans la collection "Bibliothèque de l'Amitié-Histoire").   
Les publications s’enchaînent : La Porte de jade (1961), ouverte sur « la route de la soie », avec Nane et Nourman joints aux Kasaks nomades pour retrouver leur pays, Les Secrets de la lande (1963) (quand Bertrand est subitement transplanté dans les Landes). Ce sont aussi les Landes qui servent de cadre à L’Etang perdu en 1964 (deux enfants landais veulent sauver la faune et la flore de leur région) et la collection « Les Maîtres de l’aventure » publie plus tard Le Prince des Landes.
L’Île née de la mer (1964) commence en Inde en 1947 quand des bandes d’enfants livrés à eux-mêmes vont pouvoir se réfugier dans les îles Maldives, grâce à la bonté du capitaine d’un boutre,  Le Lis de la mousson (1965, quand la pauvre Indienne Naurouzi aimerait bien faire pousser des lis sur les rivages du lac Dal, au Cachemire). Paraît Le Boléro d’or (1971, quand le jeune Landais Niceto veut être toréro et conquérir le trophée pour conquérir l’estime des autres... Il faut ajouter un volume signé Claude Bailly en 1963 : Nicolo et le lézard bleu.
Le blog vient de présenter un autre livre de Claude Bailly : Passage Saint-Ange paru dans la collection « Le Livre TV » Cette collection« Le Livre TV » permet à Hélène Chaulet d’être doublement présente grâce à L’Otage de Rome signé L.N. Lavolle (quand Constantin, le futur empereur de Rome séjourne en Sicile) et à Passage Saint-Ange, signé Claude Bailly.
Dans la "Bibliothèque de l’Amitié-Histoire" qui publie 6 titres par an, l’Antiquité est bien représentée grâce aux récits de L.-N. Lavolle. Par exemple, L'Acrobate de Minos publié en  1966 ou Les Perles de Cléopâtre, en 1968 (quand l’enfant Ptolémée, souverain légitime d’Egypte, souffre des ambitions et des manœuvres de César et de Cléopâtre)., par exemple,
Après la publication de L’Acrobate de Minos (réédité dans deux autres collections), Il faut ajouter deux récits inspirés par l’Inde ancienne : L’Ami du Grand Mogol (1970) et A l’ombre du Grand Mogol (1970). Terminons par Les Fils du soleil publié en 1973.
La collection Jeunesse Poche » redonne une chance au récit Afghanistan (DDB, 1958) grâce à Émeutes à Kaboul (1971)



Chez G.P. Rouge et Or, Hachette et Duculot


Chez G.P., Rouge et Or, dans la collection « Souveraine », en 1968 et 1969, L.-N. Lavolle propose L’Évadé de Carthage (1968) et Le Cheval des ténèbres (1969), avant L'Affaire du Miqueou. Dans la collection « Spirale » paraissent Les Baladins d’Anatolie (1971) et Menaces sur l’inventeur.
    Toujours chez G.P., la collection « Olympic » attend 1974 pour publier L’Expédition de l’Intrépide, un récit maritime.
Les éditions Hachette ont ouvert leur « Bibliothèque rose » dès 1952 puisqu’elle y publie Sous le ciel de l’Inde, réédité en 1958. Il  faut faire un saut jusqu’en 1966 pour rencontrer Le Bois des Quatre-Vents, publié dans la collection « Idéal Bibliothèque » .
Dans la collection « Travelling » des éditions Duculot, les pays du Tiers Monde sont présents, comme l'Inde, vue autant à travers ses mythes et ses réalités, dans le roman de L.N. Lavolle (comme Le Paria). Deux autres volumes paraissent : en 1974 : Le Feu des mages et, en 1977, Le Village des enfants perdus.
Les ouvrages de L.N. Lavolle ont reçu de nombreux prix et ils ont été traduits dans de nombreux pays, notamment l’Afrique du Sud, Le Danemark, La Grande-Bretagne, Les Pays Bas, La Norvège, La Suède, Les Etats-Unis, L’Espagne, L’Italie…